
Que choisissons- nous de faire grandir ?
26 juin 2026
Par Carole Saint-Maximin
Partenaire Image & Communication
Quand certains gestes ne révèlent leur sens qu’avec le temps
Il y a des journées qui s’écoulent sans laisser de trace visible. Et puis il y a celles qui, silencieusement, déplacent quelque chose en nous.
Dans le cadre de notre rencontre annuelle chez Unimédic, nous avons été invités à partager un exercice peu commun, destiné à mieux comprendre ce que chacun fait grandir dans le collectif.
À travers des échanges et une réflexion sur notre façon d’être, nous avons été progressivement conduits vers une découverte inattendue : quel arbre reflète le mieux chacun de nous ?
Pour être honnêtes… Au début, plusieurs se demandaient où tout cela allait nous mener. Pourquoi un arbre ? Quelle était l’intention derrière cet exercice ?
Nous ne le savions pas encore. Et c’est peut-être ce qui en faisait toute la beauté…
Une forêt ne hiérarchise pas ses arbres
Peu à peu, chacun a découvert l’arbre qui exprimait le mieux sa manière naturelle à faire vivre une culture commune.
- Le chêne, qui construit des fondations solides, inspire confiance, rassure et fait émerger le meilleur des autres.
- Le tilleul, qui protège avec douceur, écoute profondément et offre une présence réconfortante.
- Le bouleau, qui apporte légèreté et fluidité, rassemble naturellement et crée un climat où les relations deviennent simples.
- Le pin, curieux, créatif, résilient et audacieux, qui explore de nouveaux chemins et transforme les défis en possibilités.
- L’érable, qui rayonne, transmet son énergie et nourrit le sentiment d’appartenance.
À cet instant, quelque chose est devenu évident. Il n’existait pas de meilleur arbre. Seulement des forces différentes. Et c’est précisément cette diversité qui permet à une forêt de devenir forte.
Comme dans la nature. Comme dans une équipe. Comme dans la vie.
Puis l’intention s’est révélée
Quelques temps plus tard, chacun a reçu le jeune arbre qui lui correspondait. Presque fragile. Pleine de promesses. Avec une invitation toute simple : lui trouver un endroit où il pourra grandir.
C’est à ce moment-là que l’exercice a pris une tout autre dimension.
Nous avons compris que nous ne recevions pas seulement un arbre. Nous recevions une responsabilité. Une invitation à transformer une intention en engagement, car planter un arbre ne prend que quelques minutes.
Le faire grandir demande des années. Il faudra revenir. L’arroser. Observer les saisons. Accepter qu’il pousse à son rythme. Continuer à en prendre soin, même lorsqu’il ne semble presque pas changer.
Et soudain apparaît la conscience que les êtres humains grandissent exactement de la même manière.
L’engagement : une promesse que l’on renouvelle
Nous parlons souvent de l’engagement comme d’une grande décision. Pourtant, un arbre nous enseigne tout autre chose.
L’engagement n’est pas un moment. C’est une fidélité. Une manière d’habiter le temps. Une décision que l’on choisit de renouveler encore et encore.
En prenant soin de cet arbre, nous nous sommes demandé : « Et si nous prenions le même soin de notre propre croissance ?
- De notre capacité à écouter davantage.
- À accueillir avec bonté.
- À viser l’excellence sans perdre notre humanitude.
- À conserver le plaisir de travailler ensemble.
- À oser innover.
- À nourrir cette passion qui donne un sens à notre rôle. »
Un arbre ne devient pas majestueux en un été. Une personne non plus. Nous devenons toujours ce que nous choisissons de nourrir.
Les racines de notre culture
Ce qui fait tenir un arbre debout ne se voit presque jamais. Ses racines grandissent dans le silence. Elles cherchent l’eau, s’entrelacent et se soutiennent. Elles préparent, patiemment, ce que les autres admireront un jour.
Les organisations possèdent elles aussi des racines invisibles. Ce ne sont pas les procédures, ni les bâtiments, ni les titres. Ce sont les intentions qui précèdent les gestes. Les regards, les mots, les attentions, les conversations qui réparent. Les engagements que l’on honore lorsque personne ne regarde.
Chez Unimédic, ces racines portent un nom :
- La Bonté
- L’Excellence
- Le Plaisir
- L’Audace
- La Passion
Ces valeurs ne prennent pas vie parce qu’elles sont écrites, mais parce que des partenaires choisissent, chaque jour, de les faire grandir.
Chez Unimédic, les arbres n’étaient jamais la finalité de l’exercice. Ils en étaient le langage.
Chaque essence représentait une valeur qui guide notre façon d’être ensemble : le pin pour l’audace, le chêne pour l’excellence, le tilleul pour la bonté, l’érable pour la passion et le bouleau pour le plaisir.
Puis le symbole est devenu un geste.
En plantant ces arbres partout au Québec, nous avons choisi d’enraciner nos valeurs dans la terre autant que dans nos actions. Une cinquantaine d’arbres grandiront avec nous. Au cours de leur vie, ils contribueront à capter environ 25 à 50 tonnes de dioxyde de carbone, tout en offrant un refuge au vivant et en laissant une empreinte positive pour les générations qui suivront.
Parce que, chez Unimédic, s’enraciner, c’est grandir ensemble. Et prendre soin des personnes va de pair avec prendre soin de la planète.
Quand un arbre prend soin de la planète
En recevant notre arbre, nous avons aussi réalisé que ce geste dépassait largement le symbole.
Au fil des années, il captera du dioxyde de carbone, purifiera l’air, offrira de l’ombre, protégera le vivant. Sans bruit, sans chercher à être reconnu. Sa plus grande force sera sa capacité à transformer. Transformer ce qui fragilise notre planète en quelque chose qui nourrit la vie.
Et si nous possédions, nous aussi, cette capacité ?
Transformer une inquiétude en confiance, une solitude en présence, une difficulté en possibilité, une rencontre en relation, une visite dans l’un de nos milieux de soins en un moment profondément humain.
Les arbres rendent le monde plus respirable. Les humains peuvent faire exactement la même chose. Autrement, mais avec la même intention.
La plus belle forêt est peut-être celle que nous laisserons derrière nous
Dans quelques décennies, les jeunes arbres que nous avons plantés seront devenus immenses. Ils continueront de capter du carbone, offriront un refuge au vivant, poursuivront leur mission sans jamais attendre d’être applaudis.
Peut-être que notre propre héritage ressemble à cela. Il ne se mesurera pas uniquement à ce que nous aurons accompli. Mais à ce que nous aurons permis de faire grandir.
Une confiance, une équipe, une idée, une personne, un milieu de soins plus humain, une planète un peu mieux protégée. Parce qu’au fond, une organisation ne grandit pas parce qu’elle devient plus grande. Elle grandit lorsque les personnes qui la composent choisissent, chaque jour, de devenir plus profondément elles-mêmes, au service des autres.
Et peut-être est-ce cela, le plus beau message que cet arbre nous laissera.
Nous ne choisissons pas toujours les graines que la vie dépose entre nos mains. Mais nous choisissons toujours l’intention avec laquelle nous les cultivons, car c’est cette intention, renouvelée jour après jour par nos engagements, qui finit par métamorphoser un simple arbre… en forêt. Et qui transforme, tout aussi discrètement, une organisation… en communauté.
« Nous ne laisserons peut-être pas tous la même empreinte. Mais nous pouvons tous choisir ce que nous décidons de faire grandir. »