Une sexualité endormie?

De nos jours, nous entendons fréquemment parler du Syndrome d’Apnée du Sommeil (SAS). Nous connaissons tous un collègue, un ami ou un parent qui en souffre et plusieurs d’entre eux nous vantent tous les bienfaits du traitement CPAP. Certains vous diront qu’ils sont moins fatigués, d’autres moins irritables ou que leur tension artérielle est meilleure. Cependant, aucun ne vous parlera du sujet intime et tabou qu’est le regain de leur sexualité!

Il est important de faire la relation entre santé sexuelle et le SAS. Premièrement, messieurs, vous vous devez de rencontrer votre médecin, décision pouvant être difficile pour quelques hommes. Un homme souffrant de dysfonction érectile devrait toujours consulter son médecin afin d’avoir une évaluation de son sommeil.

Des études effectuées sur des hommes ont démontrés une hausse importante de la perte érectile parmi les hommes souffrant de troubles du sommeil. Une étude Allemande effectuée en 2009 dénote que 70% des hommes examinés souffraient aussi d’impuissance. Ce chiffre démontre une facette taboue de l’apnée du sommeil qui affecte grandement notre intimité.

Mesdames, vous aussi pouvez avoir une vie sexuelle affectée négativement par l’apnée du sommeil! Comme l’apnée est moins courante chez la femme, nous faisons la relation que très rarement entre le SAS et la perte du désir sexuel. Selon une étude publiée dans le Journal of Sexual Medecine, 93% des femmes souffrant d’apnée du sommeil ne sont pas conscientes de la diminution de leur libido et subissent l’impact négatif du syndrome de l’apnée du sommeil sur leur vie de couple. Une femme ayant une perte de libido devrait toujours rencontrer son médecin afin diagnostiquer un SAS possible.

Les apnées occasionnent plusieurs troubles dont des micro-éveils à chaque arrêt respiratoire. La personne affectée ne se rend pas nécessairement compte de ces éveils et ne se plaindra donc pas forcément de son sommeil. Pourtant, ainsi altéré, le sommeil n’est plus réparateur et il engendre une fatigue croissante affectant à la fois la santé, le travail et la vie sexuelle.

Finalement, la correction du SAS entraîne souvent, s’il n’existe pas d’autres causes associées (tabac, diabète, traitement médicamenteux…), une diminution, voire une disparition de l’impuissance et un retour de la libido. Le traitement par CPAP, présenté parfois comme une contrainte et une gêne pour les relations de couple, est au contraire un allié en termes de sexualité!

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