
Votre montre ou votre bague soupçonne une apnée du sommeil? Voici qui confirme
14 octobre 2026
Par Johanne Goulet
Partenaire excellence apnée du sommeil
Avec la collaboration de Carole Saint-Maximin
Pendant que vous dormiez, votre montre ou votre bague, elle, veillait. Toute la nuit, elle a observé votre sommeil et votre respiration.
Un matin, un message vous attend : votre respiration aurait été perturbée.
Et une question vous suit jusque sous la douche : « Est-ce que je fais de l’apnée du sommeil? »
Vous avez raison de vous y arrêter : c’est un bon réflexe. Mais votre appareil ne peut pas répondre à votre question. Voici ce qu’il sait vraiment, ce qu’il ignore, et l’étape qui transforme un doute en réponse.
Une montre peut-elle diagnostiquer l’apnée du sommeil?
Non. Elle donne l’alarme, elle ne pose pas de diagnostic. Pensez au détecteur de fumée. Quand il sonne, vous ne l’ignorez pas : il a capté quelque chose. Mais il ne vous dit pas où se trouve le feu, quelle en est l’ampleur ni comment l’éteindre.
Votre montre et votre bague fonctionnent de la même façon. Elles repèrent des signes et donnent l’alerte, mais c’est l’examen qui confirme et le médecin qui agit.
Et c’est déjà précieux : elles vous mettent la puce à l’oreille. Une alerte bien entendue peut être le début d’un meilleur sommeil.
Aucune alerte? Votre montre ne voit pas tout
C’est la nuance que peu de gens connaissent. Les fonctions de détection offertes par certaines montres, comme l’Apple Watch ou la Galaxy Watch de Samsung, visent surtout l’apnée du sommeil modérée à grave. Une montre silencieuse n’est donc pas une garantie.
Et elles ne regardent pas les mêmes choses. L’Apple Watch capte les petits mouvements du poignet liés à la respiration. Elle doit être portée au moins 10 nuits sur une période de 30 jours, et ses données sont analysées tous les 30 jours. L’alcool, une infection respiratoire ou certains médicaments peuvent aussi faire grimper ces perturbations : une alerte n’est donc pas toujours de l’apnée. La Galaxy Watch de Samsung, elle, surveille les baisses d’oxygène dans le sang pendant deux nuits, et Samsung précise lui-même que sa montre ne peut pas détecter tous les cas d’apnée.
Enfin, ces fonctions s’adressent aux adultes qui n’ont jamais reçu de diagnostic d’apnée du sommeil : 18 ans et plus pour Apple, 22 ans et plus pour Samsung. Ce sont des indices précieux, mais partiels.
Certains signes valent plus qu’une notification. Vous ronflez souvent? La personne qui dort à vos côtés vous a déjà entendu cesser de respirer? Vous vous réveillez fatigué après une nuit complète, ou vous luttez contre la somnolence pendant la journée?
Votre corps vous parle, même quand votre montre se tait.
Une bague intelligente peut-elle détecter l’apnée du sommeil?
Discrètes et élégantes, elles se glissent au doigt de plus en plus de personnes. On les voit, on les magasine, on songe à en offrir une; certains les commandent même de l’étranger. Elles en apprennent beaucoup sur vos nuits, et des fonctions liées au risque d’apnée du sommeil commencent à y apparaître dans certains marchés.
Retenez simplement ceci : suivre son sommeil, évaluer un risque et poser un diagnostic sont trois choses différentes. Votre bague est faite pour la première et s’ouvre peu à peu à la deuxième. La troisième revient à l’examen.
« J’apporte mes résultats à mon médecin, et c’est réglé? »
C’est le réflexe de bien des gens. Dans nos milieux de soins, nous voyons d’ailleurs de plus en plus d’invités nous montrer l’écran de leur montre. C’est un excellent point de départ, mais ça ne suffit pas. Votre appareil a repéré un signe; il n’a pas posé de diagnostic.
Vos résultats ouvrent la conversation. Votre médecin les mettra en perspective avec vos symptômes, votre état de santé et vos facteurs de risque. S’il soupçonne une apnée obstructive du sommeil, il pourra vous prescrire un examen diagnostique du sommeil. Simple, il se fait chez vous, dans votre lit.
Là, on passe à une autre étape : on quitte la fonction bien-être de votre appareil pour un véritable examen médical. C’est lui qui permet de confirmer, ou d’écarter, l’apnée du sommeil.
L’examen du sommeil à domicile : l’étape qui confirme
Entre l’alerte au poignet et la réponse, il y a une étape. C’est la nôtre.
Lorsque votre médecin prescrit un examen du sommeil à domicile, nous le réalisons avec vous. Notre direction médicale pose le diagnostic et prescrit le traitement lorsqu’il est indiqué. Puis, nos professionnels de la santé sommeil vous accompagnent pour la suite de votre parcours.
Votre montre ou votre bague n’est donc pas notre rivale. Elle est souvent la première à poser la bonne question. Nous sommes là pour y répondre.
Passez de l’alerte à la réponse
Une alerte mérite votre attention. Un silence, en présence de symptômes, ne devrait pas vous rassurer.
Dans les deux cas, ne restez pas avec un doute. Parlez-en à votre médecin ou appelez-nous au 418 696-1255 : nous vous guiderons, à votre rythme, pour passer de l’alerte à l’examen.
Bientôt chez Unimédic : une montre qui ne fait pas que sonner l’alarme
Les examens du sommeil, eux aussi, se transforment. Une « montre » bien différente de celle que vous portez peut-être arrive bientôt chez Unimédic.
Cette fois, il ne s’agira plus d’une alerte. Elle permettra de réaliser un véritable examen diagnostique du sommeil, à la maison.
De quoi passer de « ma montre me dit qu’il se passe peut-être quelque chose » à la seule question qui compte : est-ce que je fais de l’apnée du sommeil?
On vous en reparle très bientôt pour Mieux dormir!