Le sommeil et l’obésité… un cercle vicieux!

L’apnée du sommeil est un trouble respiratoire du sommeil qui se définit par des arrêts respiratoires fréquents, autrement appelés apnées, ou par une diminution du débit respiratoire, autrement dit, hypopnée. Dans les deux cas, cela cause une obstruction totale ou partielle des voies aériennes supérieures causant des micro-éveils chez la personne.

Non traitée, l’apnée du sommeil peut avoir des répercussions sévères sur notre santé, tel que l’hypertension artérielle, des problèmes cardiaques, des risques d’accidents-vasculaires-cérébraux, le diabète et peut même mener à la dépression.

On estime que 10 à 15% de la population serait touchée par l’apnée du sommeil, mais ce chiffre demeure sous-diagnostiqué, car encore souvent, les symptômes sont confondus avec d’autres pathologies ou soit tout simplement pris à la légère par la personne elle-même.

Malgré ce que l’on peut croire, seulement 20 à 30% des gens obèses souffrent d’apnée du sommeil. Un chiffre qui tend vers la hausse, dû aux études démontrant que le nombre de gens avec un indice de masse corporel (IMC) plus grand que 30, accroit d’année en année. Une augmentation due, entre autre, à la sédentarité, à la mal nutrition et à la mauvaise hygiène de vie.

Or, le manque de sommeil augmente le risque d’obésité et par le fait même, l’obésité affecte le sommeil. Nous sommes donc devant un cercle vicieux. Plus l’IMC sera élevé, plus l’impact sera important vu que l’excès de gras au niveau des tissus mous du cou obstrue les voies aériennes et ainsi diminue le débit respiratoire ce qui occasionnera les micro-éveils.

De ce fait, le manque de sommeil a tendance à diminuer la capacité de l’organisme à métaboliser le glucose absorbé dans le but de rétablir une glycémie normale, et d’une autre part, à influencer la régulation de l’appétit. C’est-à-dire que la leptine, une hormone responsable de la diminution de la prise alimentaire quand l’estomac est saturé, augmente durant le sommeil.

Donc, un manque de sommeil entrainera une perturbation de la libération du taux de leptine. Le cerveau interprètera cela comme une sensation de faim. Par conséquent, la ghréline, l’hormone qui stimule la sensation de faim, se retrouve en concentration plus élevée chez les gens qui ont un déficit du sommeil. En temps normal, la sécrétion de ghréline est diminuée durant les phases du sommeil.

En résumé, le manque de sommeil procure une baisse d’énergie, donc indirectement une dépense énergétique diminuée, ce qui occasionne une prise de poids et voici le début du cercle vicieux.

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